Ardoise digital iskn et Wacom Bamboo Spark

Ardoise digital iskn

Comme il n’y a pas que Wacom, dans la vie et parce que c’est une innovation française, je souhaitais dans ce blog parler de ce nouveau produit technologique.
Le « Slate », l’ardoise numérique est sortie fin 2015, mais j’avais déjà était déçu par l’acquisition du stylo inkling de Wacom, voir l’article.
L’idée de départ séduisante au demeurant, combinée le papier et le numérique en transformant un simple crayon en stylet. Ce qui permet de prendre des notes et de dessiner avec du matériel classique sans renoncer aux sensations du papier tout en numérisant instantanément son tracé.

La question étant de savoir si un professionnel du dessin a intêret à investir 159 euros pour une ardoise numérique, 1 stylo bille noir, 1 pack de 2 stylos et 1 boîte de 4 pinces de fixation.
Je tiens à préciser que je n’ai pas moi-même pu tester ce produit, c’est uniquement un résumé des retours que j’ai pu lire qui me tiennent lieu de références pour cet article

Voyons d’abord du côté de la promesse faite sur le site officiel:
Quelques arguments repris du site :

  • La trousse à dessin parfaite avec six outils de dessins pour reproduire fidèlement l’expressivité de vos créations sur papier.
  • Exportez vos dessins au format image (PNG, JPG) ou vidéo (MP4) et partagez-les sur vos réseaux sociaux favoris. En un clic, vos créations en vidéo
  • Exportez vos dessins vers vos logiciels professionnels
  • Les formats d’enregistrement et d’export en .psd et .svg (vectoriel) vous permettront de poursuivre votre travail sur des outils comme Photoshop® ou Illustrator®.

Excellent, à première vue l’outil prétend s’adresser à tous les créatifs, illustrateurs et dessinateurs professionnels …
La première chose à faire et donc de lire et de discuter avec des utilisateurs émérites. Voici donc ce qu’ils nous dévoilent sur un objet plein de promesses justement.
La technologie par le biais d’une bague laissé à penser que n’importe quels crayons feraient l’affaire, mais ceux qui souhaitent utiliser leurs propres crayons seront déçus.
Le ring ne se glisse que sur des diamètres plutôt étroits, même si la société grenobloise va faire l’effort d’adapter 90 à 95% des stylos du marché à l’anneau, oubliez les crayons gras à dessin, critérium extra large et ne pensez même pas à des pastels.

Et sur la reconnaissance du geste, principale et plus grande faiblesse d’autres outils de même concept qu’en est-il ?
Le Ring est détecté par les 32 capteurs de l’ardoise qui déduisent ensuite la position, l’orientation et l’inclinaison du crayon dans un espace en 3D. Comme on le précise dans le film promotionnel la technologie étant bluethooth, l’ardoise peut-être sur vos genoux sous le bureau qui fait écran au terminal, le rendu est vraiment instantané, mais la précision de la détection laisse à désirer. Cela arrive plus souvent avec le crayon à papier réel qu’avec le stylo, et de façon quasi-systématique avec l’option crayon à papier numérique.
Les capteurs ne détectent que partiellement ce que vous tracez voire rien du tout, ce qui va donner un résultat en pointillé pour une ligne droite.

Alors, pourquoi ce produit, face aux tablettes cintiq qui sont elles réactives et précises ?.Il est difficile de saisir le bénéficie technique qu’apporte la Slate par rapport à une tablette de type Surface Pro ou iPad Pro qui permet de dessiner avec un stylet directement sur son écran.

Le prix peut attirer un public plus large sur un usage récréatif, en comparaison des tablettes ou iPad plus onéreuses, mais au final pour des professionels le compte n’y est pas

J’espère d’ailleurs que c’est bien l’objectif de ce produit, car dans ce domaine, l’exigence des professionnels ne permet pas de se fourvoyer sur un marché déjà bien achalandé avec un produit ne remplissant pas les critères exigés.

ardoise digitale
ardoise iskn

Wacom Bamboo Spark

Le Spark, ce comporte t-il mieux que sa concurrente française ?, c’est une vrai question tant le Inkling de Wacom s’est avéré une vraie désillusion dans le domaine, le passage du papier au numérique semble bien compliqué et peut-être est-ce un marché suranné, qu’il faut oublier face au tout numérique et ces outils qui offrent quelques raisons de se réjouir et de se passer du papier, tellement 20è siècle dirait un de mes stagiaires.
Et si on souhaite conserver le dessin papier, chose qu’il m’arrive encore de faire, autant ressortir le bon vieux scanner. Mais l’idée de récupérer un dessin vectoriel de façon instantané reste séduisante.

Wacom développe depuis quelques décennies, des palettes et autres stylets numériques, et développe les accessoires pour tablettes. Catégorie à laquelle appartient ce Bamboo Spark.

S’appuyant sur l’iPad ou l’iPhone et sa technologie, un best-seller du marché, Il s’agit d’un étui pour iPad qui se couple à un stylet numérique pour enregistrer toutes vos croquis. Alors sans plus attendre et pour ne pas vous faire l’article d’autres sites spécialisés font çela très bien, voici le verdict d’un objet accessible pour la somme de 160 €.
Côté précision et niveaux de pression, l’outil est un peu décéptif : le Spark ne perçoit pas les gestes les plus fins et il connaît même quelques petits ratés d’interprétation qui peuvent passer pour la prise de note. Quant au dessin, ce n’est ça.
Le point très positif de ce système est la reconnaissance de l’écriture manuscrite, grâce à un nouveau format déposé par Wacom.
Bon pour autant, on déchante vite et on calibre son écriture quant on voit le prix des 3 carnets de 30 pages qui coûtent 7,90 € chez Wacom.
Et contrairement au stylo de iskn, le Spark ne fonctionne qu’avec le stylet livré, voilà qui limite considérablement son attrait pour les dessinateurs qui aiment à varier les outils : crayons, plumes… et là aussi les recharges du stylo ne sont pas donnés. A moins d’en faire des outils réservés à des professionnels qui achètent pour le compte de leur sociéte, c’est un mauvais signal encore envoyé aux publics, que les outils numériques sont réservés aux happy few.

bamboo spark

Ce marché de niche qu’est la reconnaissance du geste sur support papier vers un support numérique semble souffrir d’une malédiction, avec des produits qui ressemblent plus à un « work in-progress » qu’un produit fini.
En conclusion et d’un point de vue plus personnel, j’ai du mal à comprendre que l’on sorte ce genre de produits non aboutis, avec les mêmes écueils que leurs concurrents déjà présent sur ce marché. Si La technologie embarqué et le relatif échec semble induit par la limite technologique et efficiente de ce produit pourquoi ne pas attendre d’autres aboutissements plus concluant. Aller au devant d’un besoin technologique ou même le susciter, Steve Jobs savait le faire mais avec des produits irréprochables.

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